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Cours du code · 13/13

Après un petit accrochage, les deux conducteurs remplissent ensemble le constat d’accident Image de synthèse
Chapitre 13 / 13

Infractions, sanctions et accidents

19 situations concrètes · lecture ≈ 8 min

Chapitre 13/13 · Cours gratuit du code de la route belge · Relu sur les textes officiels le 25 octobre 2026

Ce chapitre en vidéo4 épisodes · 14 minLes quatre degrés · Les fautes les plus graves, et l’examen · Les papiers et la responsabilité · En cas d’accidentGratuit avec un compte, dans l’app →

Brûler un feu rouge, tenir son GSM en main, reculer sur l’autoroute : en Belgique, chaque infraction au code de la route est rangée dans un degré, de 1 à 4, qui fixe sa gravité (l’alcool, la drogue ou le délit de fuite sont punis directement par la loi, hors degrés). Ce chapitre explique comment ces degrés fonctionnent, comment l’examen les compte, puis ce qu’il faut faire en cas d’accident.

Pas de points, mais quatre degrés

🚗 En situation Un permis à points, comme en France ?

Un ami français pense qu’en Belgique aussi, chaque infraction retire des points au permis.

Ce que vous faites : vous lui expliquez qu’il n’y a pas de points retirés : les sanctions dépendent du degré de l’infraction.

Pourquoi : piège franco-belge classique. En Belgique : 4 degrés d’infractions, des perceptions immédiates, et le juge peut prononcer une déchéance du droit de conduire avec examens de réintégration.

Un exemple par degré

🚗 En situation Le couloir de secours oublié

Dans un bouchon, par simple inattention, vous ne formez pas le couloir de secours. Finalement, aucun véhicule prioritaire ne se présente.

Ce que vous faites : vous êtes quand même en infraction, mais du 1er degré, le plus léger.

Pourquoi : l’obligation de former le couloir vaut dès que le trafic se bloque, indépendamment de la venue effective de secours : ne pas le faire reste sanctionné, mais au 1er degré.

🚗 En situation Ceinture d’adulte ou enfant sans siège

Deux manquements : un adulte qui ne boucle pas sa ceinture, et un enfant de moins de 1,35 m transporté sans dispositif de retenue adapté.

Ce que vous faites : vous retenez que le second est plus grave : 3e degré, contre le 2e degré pour l’adulte.

Pourquoi : le législateur considère la sécurité des enfants comme prioritaire : le défaut de dispositif adapté grimpe au 3e degré, contre le 2e degré pour un adulte non attaché.

🚗 En situation Le GSM en main : quel degré ?

Vous tenez votre GSM en main en conduisant.

Ce que vous faites : vous le posez : c’est une infraction du 3e degré.

Pourquoi : l’usage d’un appareil à écran tenu en main est classé infraction du 3e degré, au même niveau que d’autres comportements dangereux et distractifs sanctionnés lourdement. (Art. 8.4)

Texte officiel : art. 8.4

AR du 1er décembre 1975, art. 8.4 — Art. 8. LES CONDUCTEURS

8.4. Sauf lorsque son véhicule est à l'arrêt ou en stationnement, le conducteur ne peut utiliser, tenir en main ni manipuler aucun appareil électronique mobile doté d'un écran, à moins qu'il ne soit fixé au véhicule dans un support destiné à cette fin.

Lire l’article complet sur Justel (SPF Justice) ↗

Extraits de la version consolidée du SPF Justice ; seul le Moniteur belge fait foi.

🚗 En situation Le feu rouge brûlé

Un conducteur franchit un feu rouge à un carrefour.

Ce que vous faites : vous retenez que c’est une infraction du 3e degré.

Pourquoi : le feu rouge grillé est classé au 3e degré, car il expose directement les usagers du flux ouvert. À l’examen, ce type d’erreur coûte d’office 5 points. (Art. 61)

Texte officiel : art. 61

AR du 1er décembre 1975, art. 61 — Art. 61. SIGNAUX DU SYSTEME TRICOLORE

61.1. Les feux des signaux du système tricolore sont circulaires et ont la signification suivante : 1° le feu rouge signifie interdiction de franchir la ligne d'arrêt ou, à défaut de ligne d'arrêt, le signal même; 2° le feu jaune-orange fixe signifie interdiction de franchir la ligne d'arrêt ou, à défaut de ligne d'arrêt le signal même, à moins qu'au moment où il s'allume le conducteur ne s'en trouve si près qu'il ne puisse plus s'arrêter dans des conditions de sécurité suffisante; toutefois, si le signal est placé à un carrefour, le conducteur qui, dans de telles circonstances, a franchi la ligne d'arrêt ou le signal, …

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Extraits de la version consolidée du SPF Justice ; seul le Moniteur belge fait foi.

🚗 En situation Bloquer l’ambulance dans le couloir de secours

BC

Le couloir de secours est formé dans un bouchon. Un automobiliste (B) s’y engage pour « gagner du temps » et bloque l’ambulance (C) en intervention, sirène en marche.

Ce que vous faites : vous ne l’imitez pas : c’est une infraction grave, du 3e degré.

Pourquoi : bloquer un véhicule prioritaire qui utilise sa sirène retarde des secours qui comptent en minutes : c’est puni bien plus sévèrement que le simple oubli de former le couloir.

Voir la scène animée dans l’app →

🚗 En situation Reculer jusqu’à la sortie ratée

Vous venez de dépasser votre sortie de quelques mètres. Vous envisagez de reculer sur la bande d’arrêt d’urgence jusqu’à la bretelle.

Ce que vous faites : vous continuez jusqu’à la sortie suivante : reculer est une infraction du 4e degré, comme le demi-tour sur autoroute.

Pourquoi : marche arrière et demi-tour sur autoroute créent des collisions frontales à haute vitesse. La sortie ratée coûte 10 minutes ; la marche arrière peut coûter une vie.

Papiers et responsabilité

🚗 En situation Permis oublié ou pas de permis ?

Vous avez oublié votre permis à la maison et vous êtes contrôlé.

Ce que vous faites : vous retenez que c’est une infraction légère, bien moins grave que conduire sans permis.

Pourquoi : ne pas avoir son permis sur soi n’est pas ne pas en avoir. Le premier est une infraction légère punie d’une amende (loi de 1968, art. 31) ; le second, un délit plus grave, relève du tribunal (loi de 1968, art. 30).

Textes officiels : art. 31, art. 30

Loi du 16 mars 1968, art. 31

Texte complet sur Justel (SPF Justice) ↗

Loi du 16 mars 1968, art. 30

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Extraits de la version consolidée du SPF Justice ; seul le Moniteur belge fait foi.

🚗 En situation Votre ami s’est fait flasher avec votre voiture

Vous avez prêté votre voiture et votre ami s’est fait flasher.

Ce que vous faites : vous recevez le courrier en tant que titulaire de la plaque et vous désignez le conducteur réel.

Pourquoi : les courriers vont au titulaire de l’immatriculation, présumé auteur de l’infraction. Si vous ne conduisiez pas, vous devez le prouver et communiquer l’identité du conducteur dans les 15 jours ; à défaut, l’infraction vous est imputée.

🚗 En situation Le cousin de 16 ans et le parking

Votre cousin de 16 ans veut « juste déplacer » votre voiture sur le parking ouvert au public d’un magasin.

Ce que vous faites : vous refusez : confier un véhicule à une personne sans permis est punissable, pour lui et pour vous.

Pourquoi : le propriétaire qui confie son véhicule à un non-titulaire partage la responsabilité, parkings publics compris. En cas d’accident, l’assurance peut se retourner contre vous.

🚗 En situation Laisser les clés à un ami trop alcoolisé

Votre ami a trop bu et veut reprendre sa voiture. Vous songez à lui laisser les clés « parce que c’est sa voiture ».

Ce que vous faites : vous le retenez : confier un véhicule à quelqu’un de manifestement ivre est punissable.

Pourquoi : la loi punit aussi celui qui, délibérément, incite à conduire ou confie un véhicule à une personne montrant des signes évidents d’imprégnation alcoolique ou d’ivresse (loi de 1968, art. 37). Retenir un ami ce soir-là, c’est parfois lui sauver la vie, et protéger la vôtre.

Texte officiel : art. 37

Loi du 16 mars 1968, art. 37

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Extraits de la version consolidée du SPF Justice ; seul le Moniteur belge fait foi.

À l’examen théorique

🚗 En situation Quelles questions sont des fautes graves ?

Vous préparez l’examen théorique et vous voulez savoir quelles questions comptent comme « fautes graves ».

Ce que vous faites : vous retenez : les infractions du 3e ou 4e degré et les excès de vitesse.

Pourquoi : feu rouge, sens interdit, ligne continue, vitesse… les comportements les plus dangereux sur la route sont aussi les plus pénalisés à l’examen (−5 points).

🚗 En situation Huit erreurs et une faute grave

À l’examen théorique, vous ratez 8 questions ordinaires et 1 question à faute grave.

Ce que vous faites : vous comptez en points : 50 − 8 − 5 = 37, sous le seuil de 41. Vous n’avez pas réussi.

Pourquoi : on compte des points, pas des questions : chaque erreur ordinaire coûte 1 point et la faute grave 5. Il reste 37/50, insuffisant, même avec une seule faute grave.

En cas d’accident

🚗 En situation Témoin d’un accident

Vous êtes témoin, sans être impliqué, d’un accident avec un blessé.

Ce que vous faites : vous portez assistance dans la mesure de vos moyens ou, au minimum, vous alertez les secours (112).

Pourquoi : la non-assistance à personne en danger vise tout le monde, et l’omission est punissable. Sécuriser, alerter le 112, rester près du blessé : trois gestes à la portée de chacun, même sans formation.

🚗 En situation Accident sur l’autoroute : d’abord protéger

Vous êtes impliqué dans un accident sur l’autoroute.

Ce que vous faites : avant même d’appeler les secours, vous protégez les lieux et vous mettez les personnes en sécurité.

Pourquoi : un accident non protégé attire souvent un second accident, plus grave que le premier : sécuriser la zone passe avant les démarches administratives.

🚗 En situation Un accrochage au milieu d’un carrefour

Accrochage sans blessé. Les deux véhicules peuvent rouler, mais vous bloquez un carrefour.

Ce que vous faites : vous photographiez la situation, vous dégagez la chaussée, puis vous remplissez le constat amiable à l’écart.

Pourquoi : sans blessé, vous devez dégager la chaussée pour ne pas créer de sur-accident. Photos + constat amiable signé des deux parties suffisent ; partir sans constat, c’est le litige assuré.

🚗 En situation L’autre refuse de signer le constat

Après un accrochage, l’autre conducteur refuse de remplir ou de signer le constat amiable.

Ce que vous faites : vous notez sa plaque, vous cherchez des témoins, vous photographiez la scène et vous appelez la police (101).

Pourquoi : sans accord amiable, la police constate. La plaque suffit à identifier l’assureur adverse. Ne signez jamais un constat dont vous contestez le contenu.

🚗 En situation Un rétroviseur accroché, personne en vue

En manœuvrant, vous accrochez un rétroviseur. Personne n’est dans la voiture touchée.

Ce que vous faites : vous restez, vous laissez vos coordonnées et vous prévenez la police si le propriétaire est absent.

Pourquoi : partir sans rien laisser est un délit de fuite, même pour de simples dégâts matériels : il existe dès qu’on se soustrait aux constatations, blessé ou non.

🚗 En situation Victime d’un délit de fuite

Vous êtes victime d’un délit de fuite et l’auteur reste introuvable.

Ce que vous faites : vous faites appel au Fonds commun de garantie belge, prévu pour les victimes d’auteurs inconnus ou non assurés.

Pourquoi : le Fonds commun de garantie intervient quand l’auteur est inconnu ou non assuré. D’où l’importance du constat, des témoins et de la déclaration rapide à la police.

💡 Numéros à connaître : 112 (urgences médicales/incendie, valable dans toute l’UE) et 101 (police).

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